Patrick Modiano

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Notre avis :

Dora Bruder (1997) :

Si vous ne devez en lire qu’un, choisissez celui-là. Le plus poignant, le plus fort de toute l’œuvre de Patrick Modiano. A partir d’une petite annonce trouvée dans un Paris-Soir de 1941, l’écrivain se lance sur les traces d’une jeune fille juive, une fugueuse disparue dans la nuit noire de l’Occupation. A travers cette enquête, Modiano cherche Dora, mais aussi son propre père, qui se cachait également dans le Paris de cette époque. Absolument magnifique, même s’il ne s’agit pas d’un roman. (Le Monde 10/10/1014)

Un Pedigree (2005) :

 Ce livre restera sans doute dans l’histoire de la littérature. Après s’être longtemps abrité derrière la fiction puis l’autofiction, Modiano finit par écrire une autobiographie… très atypique. Au terme d’un dédoublement de personnalité, l’auteur adulte y raconte son enfance et son adolescence avec une terrible sécheresse, comme s’il s’agissait de celles d’un autre. Une sorte d’hétéro-autobiographie. Au passage, ce texte majeur constitue un trousseau de clés permettant de décrypter tous les autres livres de Modiano, en repérant la part biographique qui se niche dans chacun. (Le Monde 10/10/2014)

Rue des boutiques obscures (1978) :

Prix Goncourt 1978, ce roman est l’un des plus connus de l’auteur. C’est aussi l’un de ses meilleurs. Le « détective » Modiano y est à son sommet. Il passe d’un témoin à un autre, fouille dans les bottins à la recherche d’un nom, explore de fausses pistes. Guy, cet amnésique à la recherche de son passé, finit par retrouver une identité et une histoire – mais sont-ce vraiment les siennes ? A noter, contrairement à bien d’autres titres de Modiano, que celui-ci ne concerne pas Paris : c’est à Rome que se trouve la rue des Boutiques obscures. (Le Monde 10/10/2014)

 

Et quelques autres : Des inconnues, Une jeunesse, dans le café de la jeunesse perdue, un cirque passe, accident nocturne, l'herbe des nuits

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